King of Tokyo est un jeu de société fondé par Richard Garfield, l'auteur à l'origine de Magic : The Gathering. Le jeu de plateau original, édité par Iello, s'est écoulé à plus d'un million d'exemplaires à travers le monde. C'est sur cette base reconnue que Microids et le studio lyonnais Breakfirst Games ont construit une adaptation numérique fidèle aux mécaniques de la boîte de base, sortie le 21 mai 2026 sur PlayStation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch et PC via Steam.
Cette Édition Limitée PS5 constitue la version physique la plus complète disponible au lancement. Elle contient le jeu complet sur disque, une figurine en carton, une planche de monstre Blockbuster Bro et 8 cartes d'évolution. Ces cartes d'évolution sont directement utilisables dans le jeu de plateau d'origine, ce qui en fait un contenu hybride à la fois numérique et physique. La planche Blockbuster Bro introduit ainsi un nouveau monstre jouable dans la version plateau, avec ses propres cartes d'évolution dédiées, dans la continuité de l'extension Power Up! qui avait introduit ce type de mécanique.
Sur le plan du contenu numérique, le jeu reprend intégralement la structure de la deuxième édition du jeu de société. Le logiciel inclut les six monstres emblématiques de cette édition : Gigazaur, Cyber Kitty, Alienoid, The King, Mecha Dragon et Space Penguin. Chacun dispose de ses propres animations et d'une identité visuelle distincte. Ces six créatures s'affrontent pour régner sur Tokyo, dans des parties pouvant accueillir de 1 à 6 participants.
Les règles reproduites à l'écran sont celles du jeu de plateau sans modification. Le cœur du jeu reste intact : on lance des dés, on gère les attaques, on se soigne ou on accumule de l'énergie, avec pour objectif d'atteindre 20 points de victoire ou d'être le dernier survivant. À chaque tour, le joueur lance jusqu'à trois fois ses dés et choisit les combinaisons à conserver. Chaque décision — garder ou relancer — est déterminante pour construire sa stratégie de victoire. Les faces disponibles permettent d'attaquer les adversaires, de récupérer des points de vie, d'accumuler des cubes d'énergie ou de marquer directement des points de victoire.
L'énergie collectée sert à acheter des cartes pouvoir, qui modifient les stratégies disponibles et élargissent les moyens d'atteindre la victoire. Ce système de cartes complexe garantit que chaque partie se déroule différemment. Certaines cartes orientent vers un jeu offensif concentré sur les dégâts, d'autres vers une accumulation de points, d'autres encore renforcent la résistance du monstre. Le premier joueur à totaliser 20 points de victoire remporte la partie, tout comme le dernier monstre encore en vie. Ces deux conditions de victoire coexistent et créent une tension constante entre agression et survie.
Côté modes de jeu, le jeu propose un mode solo avec une IA personnalisable, adaptée à plusieurs niveaux de difficulté, ainsi qu'un mode multijoueur local jusqu'à 5 adversaires supplémentaires, soit 6 joueurs au total. Aucun mode multijoueur en ligne natif n'est annoncé au lancement. Le mode solo permet de s'entraîner, de tester différentes approches tactiques et de découvrir les cartes pouvoir à son rythme. Le multijoueur local fait de ce titre un party game à jouer sur le même écran, dans l'esprit convivial du jeu de plateau original.
La direction artistique constitue l'un des choix les plus marquants de cette adaptation. Le jeu vidéo adopte une esthétique inspirée de l'ukiyo-e, ces estampes japonaises aux lignes franches et aux aplats caractéristiques, avec des monstres qui semblent surgir d'une arène en 3D. Ce n'est pas un simple filtre décoratif : ce parti pris donne une identité propre à l'adaptation, renforce le poids visuel des attaques et rend Tokyo plus vivant. Les animations de chaque monstre sont individualisées, renforçant la personnalité de chaque créature à l'écran.
Les langues disponibles dans le jeu comprennent l'allemand, l'anglais, l'espagnol, le français, l'italien, le néerlandais et le polonais. La classification d'âge est fixée à PEGI 7. Le jeu est édité par Microids et développé par Breakfirst SAS. Il est basé sur le jeu de société King of Tokyo conçu par Richard Garfield, dont la licence appartient à Iello.